Qui doit repasser le permis de conduire tous les 5 ans : obligations et démarches à suivre

En France, certains conducteurs doivent repasser le permis de conduire tous les cinq ans, sous peine d’interdiction de circuler. Cette obligation ne concerne pas l’ensemble des automobilistes, mais s’applique à des catégories spécifiques, principalement pour des raisons médicales ou professionnelles.La législation prévoit des démarches précises à suivre en cas de permis expiré ou annulé. Ignorer ces procédures expose à des sanctions immédiates, allant de l’amende à la confiscation du véhicule. Les autorités rappellent que chaque situation répond à des règles distinctes, imposant une vigilance particulière lors du renouvellement.

Permis de conduire à renouveler tous les 5 ans : qui est concerné aujourd’hui ?

La réalité ne laisse aucune place au hasard : la durée de validité du permis de conduire varie considérablement en fonction du profil de chaque conducteur. La vaste majorité des détenteurs d’un permis B au format carte plastique (attribué depuis 2013) savent qu’ils peuvent conduire jusqu’à quinze ans sans se préoccuper de la date limite. Pour d’autres, la vigilance doit s’exercer beaucoup plus régulièrement.

En première ligne, il y a ceux qui manipulent des gabarits massifs : titulaires d’un permis poids lourd (catégories C ou D), professionnels du transport routier, conducteurs d’autocars ou d’ambulances. Pour eux, le délai de validité tombe à cinq ans, voire moins après 60 ans. À chaque échéance, la visite médicale s’impose, accompagnée d’examens complémentaires selon l’âge ou l’état de santé. Impossible d’y couper pour continuer à conduire en toute légalité.

Côté conducteurs seniors, la règle des cinq ans n’est pas automatique. Mais si une pathologie est signalée, troubles neurologiques, maladie invalidante, déficience visuelle prononcée, la commission médicale peut limiter la durée de validité du permis à cinq ans ou moins. Pour garder le droit de prendre la route, chaque nouvelle période nécessite alors un avis médical récent.

Tableau récapitulatif des cas concernés

Catégorie Durée de validité Condition
Permis B (classique) 15 ans Pas de visite médicale
Permis C, D, transport pro 5 ans Visite médicale obligatoire
Cas médical particulier Variable (souvent 5 ans) Décision de la commission médicale

Rien de surprenant : la France aligne ses exigences sur le cadre européen pour harmoniser la validité du permis de conduire à l’échelle de l’UE. Tout est fait pour lever le doute : la date de fin de validité est mentionnée sur le permis, permettant à chacun de contrôler aisément ses propres échéances et d’éviter les mauvaises surprises lors du renouvellement.

Faut-il repasser le permis ou simplement le renouveler ?

L’amalgame s’installe parfois : repasser le permis de conduire tous les cinq ans ? Ou seulement effectuer un renouvellement administratif ? Pour l’immense majorité des concernés par une échéance raccourcie, professionnels de la route, chauffeurs poids lourd, personnes sous contrôle médical, il s’agit d’une actualisation du titre, assortie au besoin d’une visite médicale. Nul passage d’examen à redouter dans ce cadre.

Certains se retrouvent néanmoins face à l’obligation plus lourde de repasser l’examen du permis. Cela concerne surtout les conducteurs dont le titre a été annulé par une décision de justice ou invalidé par un solde de points réduit à zéro. Pour eux, il n’existe pas de raccourci : retour à l’auto-école, inscription à l’épreuve du code de la route, test pratique de conduite et, selon la gravité de la sanction, passage par des tests psychotechniques.

En dehors de ces situations exceptionnelles, un permis simplement périmé pour échéance administrative (catégorie C/D ou restriction médicale), ne nécessite rien de plus qu’un renouvellement et, parfois, une visite médicale. Pas besoin de repasser le code ou la conduite si aucune sanction judiciaire n’a été prononcée.

Pour résumer, la majorité des conducteurs concernés n’ont à gérer qu’une démarche administrative, sans repasser d’examen. Seuls ceux frappés par une sanction sévère doivent franchir l’ensemble des étapes d’obtention du permis.

Les démarches à suivre en cas de permis de conduire périmé

Conduire avec un permis de conduire périmé revient à jouer avec le feu : dès le lendemain de la date d’expiration, le risque de sanctions tombe instantanément. La première étape, c’est de jeter un œil à la date de validité qui figure sur le document. Les nouveaux permis délivrés depuis 2013 indiquent clairement la catégorie et l’échéance : cinq ans pour les poids lourds, quinze ans pour les permis B standards.

Pour que tout soit limpide, voici les démarches à accomplir en cas de permis expiré :

  • Se rendre sur le portail en ligne dédié à la gestion des permis de conduire.
  • Créer son compte personnel, ou se connecter à l’espace déjà existant.
  • Sélectionner la rubrique relative au renouvellement du permis de conduire.
  • Préparer et soumettre tous les justificatifs demandés : pièce d’identité, justificatif de domicile, photo numérique récente, et l’ancien permis.

Selon la catégorie ou l’âge, le passage devant un médecin agréé peut s’ajouter à la liste. Depuis la dématérialisation du processus, tout s’effectue en ligne, sans passage en préfecture. Pour ceux qui ne maîtrisent pas le numérique, certaines mairies proposent une aide à la saisie du dossier. Une fois le dossier validé (compter quelques semaines), le nouveau titre est directement envoyé chez vous.

Mieux vaut éviter l’improvisation : tout conducteur contrôlé avec un permis périmé risque une amende de 135 euros et l’interdiction immédiate de rouler jusqu’à la régularisation.

Femme âgée marchant vers une école de conduite en ville

Ce qu’il faut savoir en cas d’annulation ou d’inaptitude médicale

Le conducteur confronté à l’annulation de son permis sort du parcours classique. Plusieurs motifs peuvent l’y mener : perte totale des points, condamnation pour une infraction grave, ou suspension administrative à la suite d’un contrôle en infraction. Reprendre le volant supposera bien plus qu’une simple démarche de routine.

Dans ces cas, impossible d’éviter la case examen du permis de conduire : réapprentissage du code de la route, épreuve pratique corrélée à la durée d’invalidation et motif retenu. La commission médicale a systématiquement son mot à dire, notamment en cas d’utilisation d’alcool ou de stupéfiants. La visite médicale s’effectue auprès d’un médecin habilité ou d’une commission départementale. Sans feu vert, pas de retour derrière le volant.

Pour clarifier les étapes à franchir après une annulation, voici le parcours prévu :

  • Dépôt du dossier complet auprès des autorités.
  • Transmission des éléments médicaux et des examens obligatoires.
  • Réalisation de tests psychotechniques si la situation l’exige.
  • Réinscription aux épreuves théorique puis pratique selon les cas de figure.

Concernant la suspension du permis, tout dépend de sa durée : parfois, seul un contrôle médical suffit. Mais chaque dossier a ses spécificités. Si la cause est une inaptitude médicale (maladie, accident, trouble sensoriel), la commission détermine la capacité à prendre la route, impose parfois des contrôles réguliers, restreint la durée du permis ou interdit la conduite si la sécurité l’exige.

D’un dossier à l’autre, la route n’emprunte jamais le même tracé. Anticiper, respecter les échéances et connaître ses obligations : autant de clés pour rester maître du volant, sur la durée.