Les primes d’assurance auto grimpent sans relâche : la formule tous risques a bondi de 19 % en deux ans pour atteindre en moyenne 809 € par an fin 2025, selon Assurland. Dans ce contexte, choisir cette couverture mérite réflexion. Elle n’est pas obligatoire, mais elle reste la plus complète du marché. Encore faut-il savoir ce qu’elle inclut réellement, et pour quel profil elle a du sens.
Ce que couvre vraiment la formule tous risques
L’assurance auto tous risques reprend l’ensemble des garanties du tiers et du tiers+, et y ajoute une garantie centrale : les dommages tous accidents. Concrètement, cela signifie que vous êtes indemnisé même si vous êtes responsable de l’accident, ou si aucun tiers n’est identifié. Responsabilité civile, protection du conducteur, bris de glace, vol, incendie : tout y est.
Mais attention à l’idée reçue la plus répandue : « tous risques » n’est pas synonyme de couverture totale. Des exclusions existent, notamment en cas de conduite sous l’emprise d’alcool ou d’usage non conforme du véhicule. Et surtout, une franchise reste applicable. En moyenne, elle s’élève à 302 € pour un sinistre couvert par la garantie dommages tous accidents. Selon le contrat, cette franchise peut être absolue (toujours due) ou relative (elle ne s’applique que sous un certain seuil). Un rachat de franchise existe, mais c’est une option payante à négocier à la souscription.
Combien ça coûte, et pour qui ?
Les tarifs varient considérablement selon le profil. En moyenne nationale, la fourchette s’étend de 624 € à 1 564 € par an, soit environ 65 € par mois. Mais les écarts entre conducteurs sont saisissants. Les moins de 25 ans déboursent en moyenne 1 213 € par an en tous risques, soit près du double de ce que paient leurs aînés. Les véhicules électriques sont également plus onéreux à assurer : 818 € en moyenne, contre 753 € pour un modèle essence. Géographiquement, Marseille affiche la prime moyenne la plus élevée de France (805 €), loin devant Nice (656 €).
Face à la hausse des tarifs, 48 % des automobilistes optent encore pour la formule tous risques en 2024, contre 50 % un an plus tôt. Un glissement progressif vers des formules moins protectrices, sous pression du pouvoir d’achat. La tous risques reste cependant particulièrement recommandée pour un véhicule neuf ou de valeur élevée : c’est là qu’elle protège le mieux l’investissement. Si vous roulez beaucoup ou si votre voiture a encore une valeur marchande significative, le surcoût se justifie généralement.
Comparer les offres reste incontournable : pour un profil identique, les écarts entre assureurs peuvent dépasser 50 %. Prendre le temps d’analyser les garanties, les franchises et les exclusions de chaque contrat vous évitera de mauvaises surprises au moment d’un sinistre.

